Épargne

Les pauvres ont montré qu'ils ont à la fois envie et besoin d'avoir des comptes d'épargne et de dépôt, et ceux qui y ont accès sont tout à fait capables de les utiliser à bon escient. Toutefois, fournir des services pour une multitude de petits comptes d'épargne est coûteux pour les institutions financières, et seule la moitié des ménages dans le monde possèdent un compte d'épargne formel. Au lieu d'utiliser des services formels, les gens conservent souvent leur épargne chez eux, la mettent en sûreté chez des proches, l'investissent dans du bétail ou des biens, ou rejoignent un groupe d'épargne. L'épargne informelle joue un rôle un rôle important dans la vie de beaucoup de gens, bien que ces canaux puissent s'avérer plus risqués que les comptes d'épargne formels. 
 
Les technologies, par le biais des paiements mobiles, des guichets électroniques et des réseaux d'agents, contribuent à réduire le coût de la collecte de cette épargne et de la prestation des services liés aux petits comptes d'épargne. Cela dispense les banques d'avoir à assurer directement les services associés à ces comptes, ce qui rend ceux-ci plus rentables aussi bien pour le client que pour le prestataire. 
 
En plus des services de meilleure qualité que les nouveaux canaux rendent possibles, des études devront être réalisées pour développer et commercialiser des produits et services plus personnalisés. Les gens veulent épargner pour l'éducation de leurs enfants, pour contribuer à l'amélioration de leur communauté locale, pour pouvoir faire face en cas de décès ou de catastrophe, et pour être moins vulnérable vis-à-vis des chocs imprévisibles. Les prestataires doivent s'efforcer de mieux comprendre pourquoi et comment les gens épargnent, puis développer des produits personnalisés en fonction de leurs besoins.
Une femme compte des billets du Ghana Cedi, Photo de Jay Bendixen, Ghana, Concours Photo de CGAP 2012